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14 février 2020

500 M€ à l’éduc : un leurre de revalorisation… sous contre-parties

À l’occasion du 4e atelier de discussion du chantier de réforme des retraites, le ministère a présenté plusieurs mesures financées par la première enveloppe de 500 millions d’euros actée pour le PLF de 2021 et portant presque uniquement sur l’indemnitaire :

Plusieurs scenarii de mise en œuvre d’une prime d’attractivité dégressive d’un montant variable selon le nombre de collègues concerné.es ;

Une amélioration des conditions d’accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle

Le renforcement du dispositif de formation pendant les vacances scolaires ;

Le renforcement du dispositif de remplacement de courte durée dans le second degré.

Ces mesures ne permettent pas de prendre en compte l’investissement de tous les collègues et ne répondent pas au déclassement salarial. Il est inacceptable que le ministère puisse concevoir la résolution de questions essentielles comme la revalorisation, le déroulement de carrière, le remplacement ou la formation continue à l’aune d’une enveloppe de 500 millions qui serait à « multi usages ».

La FSU a opposé une fin de non-recevoir aux deux dernières mesures, fondées sur des contreparties indemnitaires, mesures qui renforceront encore les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. En liant la question salariale à celle de l’instauration d’un régime de retraite par points, le ministre continue de balader les enseignant.es avec ses promesses de revalorisation. Il est plus qu’urgent que des discussions s’ouvrent vraiment sur la question de la revalorisation et que celle-ci soit traitée sérieusement et complètement, en programmant dès maintenant un budget suffisant.

La FSU revendique des mesures générales reconnaissant effectivement les qualifications et l’investissement de tous les personnels, des mesures qui s’appuient sur tous les leviers qui permettent d’améliorer les carrières : revalorisation des grilles de tous les métiers, amélioration des taux de promotion pour parvenir à des carrières fluides permettant à tous les personnels d’atteindre les échelons terminaux de leur corps, requalifications massives des filières administrative et technique…

Les différents scenarii :

Quatre scénarios ont été dévoilés et mettraient en place une « prime d’attractivité du métier » dégressive avec l’ancienneté dans la carrière. Son montant serait variable en fonction du nombre de personnels concernés, la volonté du ministère étant de valoriser en premier lieu les débuts de carrière. Le premier scénario ne toucherait que les neuf premières années de carrière (14 % des enseignants) ; le deuxième les 12 premières années (23 % des enseignants) ; le troisième les 18 premières années (44 % des enseignants) ; le quatrième toute la classe normale (76 % des enseignants). Dans ce dernier scénario par exemple, l’indemnité se monterait à un peu plus de 90 euros net mensuel en début de grille et à moins de 15 euros en fin de grille.

Cette revalorisation se ferait sous une forme indemnitaire pour les concernés et perdurerait au-delà de 2021.

Enfin deux autres mesures seraient financées sur cette même enveloppe de 500 millions : des temps de formation continue rémunérés pendant les vacances ainsi que le développement des heures supplémentaires effectives (HSE) dans le second degré. Autant dire la mise en place d’un « travailler plus pour gagner plus », alors même que la revalorisation devrait entièrement porter sur la reconnaissance de la réalité du travail visible comme invisible qui n’est plus à démontrer dans la profession.

 

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