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8 février 2011

Un CTPD sous le signe de la morosité : explicatif

Compte rendu CTPD du 7 février :

L’Inspecteur d’Académie a tenu à expliquer que la carte scolaire était à examiner dans le contexte budgétaire où l’Education Nationale doit faire aussi preuve de solidarité. Malgré cela, le budget de l’Education Nationale est le 1er budget de l’Etat, en augmentation de 1,6% en 2010. L’Inspecteur d’Académie affirme que le retrait de 18 postes d’enseignants et 3 postes d’intervenants ne dégradera pas le taux d’encadrement car la démographie des élèves est à la baisse, au moins jusqu’en 2014. Pour l’administration, il faut sortir d’une logique de site avec une dispersion d’écoles pour recentrer une cohorte minimum de 100 élèves.. Ainsi les RPI doivent « évoluer ». L’ école de village est vouée à disparition. Pour cette carte scolaire, le choix a été fait de toucher soit disant le moins possiblede classes. Les suppressions se feront aussi sur des postes hors classe. Les suppressions de postes classe auraient été fait quelque soit la dotation. Pour les postes hors classe, l’administration souhaite mieux définir les missions des conseillers pédagogiques et des animateurs. Les équipes de circonscription seront maintenues et comme la circonscription de Cahors2 est plus petite, les conseillers pédagogiques auront aussi une mission départementale en illettrisme et en EPS. Elles apporteront un conseil pédagogique de proximité. Pour l’équipe départementale, l’Inspecteur d’Académie a plutôt besoin d’experts que de pédagogues. Cette équipe sera resserrée et fait l’économie de 4 postes. Pour les moyens de remplacement , le LOT a un potentiel important. L’Inspecteur d’Académie veut donner une unicité au remplaçant. Il n’y aura plus de Bridage départementale de Formation Continue. Il faudra travailler dans la polyvalence. L’IA rappelle qu’il y a aussi 15 postes occupés par les PES et il conteste le fait qu’il y ait des difficultés de remplacement. Il remarque que cette année, énormément de personnes ont pris des congés parentaux. Cette situation entrainerait un sous effectif de 8 postes.

Pour la FSU : L’Education Nationale doit être porteuse d’égalité des chances et de solidarité. Cela passe par des moyens et des projets ambitieux. La part du PIB consacrée à l’Education Nationale par la France ne cesse de diminuer et avec les résultats de l’enquête PISA qui démontre que l’impact du milieu social, économique et culturel des parents reste plus déterminant qu’ailleurs sur la réussite des élèves, la FSU continuera d’exiger une autre politique éducative Le LOT est un département rural. Il est difficile de le comparer à un milieu urbain. Fermer des écoles, des classes dans le rural entraine automatiquement du temps de transport pour les élèves. On n’a pas encore fait la preuve que les classes à plus de 25 élèves même à cours unique étaient plus performantes que les classes à petits effectifs à cours multiples.

Les postes d’encadrement pédagogique sont tous remis en cause et seront redéfinis en terme de « conseiller technique » ayant des missions pour un pilotage au plus près qui ressemble bien à des techniques libérales. De plus ces postes n’auront pas de pérennité et pourront être remis en cause à tout moment. Et qui nous assure que ce sera toujours des postes accessibles aux enseignants ? En remettant au mouvement tous les postes, opération qui peut s’apparenter à un licenciement, l’administration joue, comme à France Télécom, le mauvais jeu des chaises musicales, mettant en concurrence les personnes, provoquant stress, angoisse et malaise. La disparition d’animateurs langues a pour conséquence une augmentation très importante de postes fléchés, réduisant encore un peu plus le mouvement des personnels. Résultat de la réforme de la formation des enseignants : des PES moins formés, des postes de BD gagés alors qu’ils font défaut sur le terrain. Il y a bien des difficultés de remplacement sur le terrain : personnel FLE, coordonateur RRS obligés de faire du remplacement, BD obligé de changer d’école, pour éteindre le feu, au gré de la colère de parents ou d’élus. Et maintenant on nous dit qu’il manquerait 8 enseignants sur le LOT : mais pourquoi n’intégrons-nous pas dans le département par exemple des enseignants qui se sont mis en disponibilité pour suivre leur conjoint depuis 2 ans déjà ?

L’Education Nationale, dans le LOT, est à l’image des mesures gouvernementales : restrictions, suppressions et faire mieux avec moins. La FSU a voté contre toutes les fermetures de postes, contre la création de conseillers techniques ou chargés de mission, contre les fusions d’écoles et contre le fléchage langue à tout va.

Questions diverses : La FSU avait demandé un point sur le projet « Ecole du socle ». Il y aura 2 lieux d’expérience : le collège de Martel et toutes les écoles du cycle 3 du secteur de Martel ; le collège de Prayssac et le cycle 3 de l’école de Prayssac. Pour l’administration, il s’agit de faire un « pont » entre le cycle 3 et la sixième (cycle 3 en 4 ans, considérant que la sixième serait une redite du CM2). Les enseignants du collège pourraient intervenir dans l’école par exemple pour les langues et les enseignants du primaire interviendraient pour des groupes de soutien. La FSU reste vigilante devant l’opacité de la mise en place de cette expérimentation et s’inquiète de l’évolution des statuts des professeurs de collège attachés à un contenu d’enseignement disciplinaire.

 

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