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22 mars 2015

9 avril Journée de grève et de manifestations

Une nouvelle priorité par semaine, ça suffit  ! Pendant ce temps-là, la prochaine carte scolaire va mettre en lumière des créations d’emploi insuffisantes pour l’école. Créations de postes, hausse des salaires  : c’est le message que porteront les enseignants dans la rue le 9 avril, aux côtés des fonctionnaires et de l’ensemble des salariés.

Comment se déclarer gréviste (avant lundi soir minuit) ? http://46.snuipp.fr/spip.php ?article731

Quand le pays va mal, c’est vers l’école qu’on se tourne, sommée de trouver la solution. Et depuis janvier, la ministre de l’Éducation nationale décrète une nouvelle priorité par semaine : numérique, laïcité, harcèlement, développement durable, évaluation... Maintenant ça suffit ! Faire réussir tous les élèves, combattre l’échec scolaire, intégrer les élèves en situation de handicap, apprendre à vivre ensemble... les discours et les incantations n’y suffisent pas. Mieux d’école, ce sont d’abord des enseignants mieux reconnus, mieux formés et mieux payés, des élèves mieux encadrés et mieux accompagnés sur le chemin des apprentissages. Et ce n’est pas la situation aujourd’hui.

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L’école mérite mieux

Les professeurs d’école doivent se contenter depuis trop longtemps de belles paroles. Comme l’ensemble des fonctionnaires, ils voient leurs salaires figés depuis 2010 par le gel du point d’indice et leur pouvoir d’achat reculer. Il est plus que temps d’opérer un rattrapage par rapport à leurs collègues européens, de les rémunérer à la hauteur de l’importance de leur mission et de leur niveau de formation. A commencer par un déblocage budgétaire permettant l’alignement immédiat de l’ISAE sur l’ISOE. Mieux d’école, c’est aussi créer des postes à la hauteur des besoins, pour notamment faire baisser les effectifs.

L’école mérite mieux que l’austérité ! C’est le message que porteront les enseignants dans la rue le 9 avril aux côtés de l’ensemble des salariés pour exiger des choix politiques plus justes et plus efficaces.

Rassemblement à CAHORS place F. Mitterrand

à partir de 10 h puis pique nique revendicatif à 12 h

Grève du 9 avril : 1er argumentaire : salaires et emploi

Cette journée de grève unitaire, nationale et interprofessionnelle est pour le SNUipp FSU une date importante. D’abord parce que c’est la première depuis longtemps qu’il y a un appel à tous les salariés, public-privé, à la grève. Ensuite parce qu’elle conteste, à mi mandat du gouvernement Hollande, l’orientation économique et sociale qui joue comme un "plafond de verre" opposé à toutes nos revendications en terme d’emplois et de salaires. Enfin parce que elle pose la question de la souveraineté populaire, de la démocratie politique face aux dictats d’institutions non élues (commission européenne, BCE etc.) et des marchés. Des moyens pour l’école et ses personnels, c’est possible !

1.a) 50 points tout de suite

Augmenter de 50 points d’indice tous les fonctionnaires, cela coûterait 15 milliards d’euros.

5,5 millions d’agents, plus de 20% de la population active, bénéficieraient ainsi d’une hausse de salaire de près de 200 euros nets mensuel. Et cet argent serait réinjecté très majoritairement directement dans la consommation enclenchant un cercle économique vertueux amenant ensuite des créations d’emplois et des hausses de salaires dans le privé…

15 milliards d’euros c’est aussi :

• moins du quart du montant annuel de la fraude fiscale. Le rapport parlementaire d’octobre 2013 confirmait le chiffrage du montant de la fraude fiscale annuelle estimé entre 60 et 80 milliards de manque à gagner pour l’Etat chaque année.

• Un gros tiers des cadeaux fiscaux aux entreprises

Le coût des différents allègements fiscaux des entreprises, crédit d’impôts compétitivité-emploi (CICE) mixé avec le pacte de responsabilité, sera à terme de 41 milliards d’euros annuels. Les entreprises n’ont aucune contrainte formelle en termes d’emplois en échange de ces cadeaux fiscaux. Pour l’instant peu d’accords de branches professionnelles ont été conclus et les objectifs de créations d’emplois sont plus que modestes.

Dans le premier degré, tripler l’ISAE du premier degré pour la mettre au niveau de l’ISOE dans le second degré, coûterait 300 millions.

1.b) Transformer l’école

500 millions représentent 20 000 postes pour les écoles.

Recruter 20 000 enseignants, cela permettrait de commencer à réellement améliorer les conditions d’enseignement des élèves et les conditions de travail des enseignants (baisse des effectifs des classes, recrutement de remplaçants et de Rased, généralisation des maitres surnuméraires…).

500 millions = une éducation prioritaire réellement ambitieuse

C’est le coût pour aligner l’ensemble des réseaux REP au niveau des REP+ en terme d’indemnité et d’allégement de service, pour augmenter cet allégement de service dans les écoles à 18 jours et pour créer 350 réseaux supplémentaires. Ces 500 millions représentent moins d’1% du budget de l’éducation.

90 millions = un remplacement à la hauteur des besoins

Près de 660 000 journées d’absences non remplacées dans les écoles ont été comptabilisées en 2012-2013. Pour remplacer toutes les absences, en dehors des périodes de pics de maladie, il faudrait créer à minima 3000 postes de remplaçants. En 2006-2007, il n’y avait que 440 000 journées d’absences non remplacées. Il y avait également 3 235 emplois de remplaçants de plus…

Sortir de l’austérité est bien une affaire de choix politique en répartissant autrement les richesses.

 

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