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19 novembre 2004

100 minutes... sans convaincre

Communiqué de presse du SNuipp suite aux déclarations de F.Fillon


- François Fillon est apparu plus soucieux de ne pas heurter que de dévoiler ses intentions. Alors que l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac est réaffirmé, ainsi que la nécessité de 100 % de jeunes qualifiés, les propositions formulées par le ministre ne sont pas de nature à répondre à ces objectifs.

- Le ministre a parlé de l’importance de la maternelle, mais quels dispositifs propose-t-il de mettre en place pour les enfants les plus fragiles dès le plus jeune âge ?

- Quelle signification peut avoir la mise en place d’un contrat de réussite entre parent, élève et enseignant ? La proposition de 3 heures d’aide individualisée pour les élèves en difficulté est irréalisable en l’état des moyens des RASED. De plus ce n’est pas la seule solution pédagogique. Pour beaucoup d’élèves, l’hétérogénéité de la classe est un facteur stimulant. A l’école primaire la dimension de prévention est essentielle : il faut agir avant que la difficulté durable ne s’installe. Des réponses pédagogiques doivent être apportées dans le fonctionnement de la classe avec tous les élèves.Apprendre avec les autres est essentiel.

- Le socle commun s’oppose t-il aux programmes actuels ? Peut-on imaginer revenir sur l’idée fondamentale que ce sont l’ensemble des activités et des domaines disciplinaires qui concourent à la réussite de tous les élèves ? L’obligation d’une langue vivante à l’école primaire est au programme de l’école depuis ... 2002. Peut-on parler de nouveauté ?

- Le retour du redoublement et du recours à l’apprentissage pour les élèves en difficulté risquent d’ enfermer un certain nombre de jeunes dans des parcours d’échec.

Pour le SNUipp, il aurait été urgent d’amorcer une telle politique notamment dans les secteurs les plus en difficulté. D’ailleurs, le Ministre est resté bien silencieux sur les ZEP et leur devenir... Quant à l’annonce de 13000 recrutements par an de professeurs des écoles, elle ne permettra même pas de faire face aux 16000 départs en retraite prévus en 2006.

Il aurait fallu que les nouvelles orientations assurent une véritable rupture avec le fonctionnement actuel de l’école primaire notamment en rompant avec la structure du " un maître/une classe " afin de faciliter des organisations différentes du groupe classe en fonction des besoins et des activités. Cela suppose de développer le travail en équipe, de donner davantage de temps de concertation aux équipes. La future loi engage l’avenir. Pour le SNUipp, il est nécessaire de se mobiliser afin d’empêcher toute régression et d’imposer d’autres choix pour l’école.

Paris, le 19 novembre 2004

 

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