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23 février 2017

Déclaration de la FSU au CDEN carte scolaire

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Nous sommes aujourd’hui réunis pour traiter de la carte scolaire pour la rentrée 2017. Nous avons déjà largement échangé sur le projet hier. Ce que nous tenons à rappeler en premier c’est le fort attachement des élus à leur école de proximité, ils l’ont d’ailleurs manifesté à plusieurs reprises, lors du CDEN de janvier et aussi lorsqu’ils ont appris les nombreux projets de fermetures. Pour la FSU, si le projet est maintenu en l’état ce sera la fermeture de 9 écoles et donc autant de villages qui verront leur avenir s’assombrir. C’est donc la carte scolaire la plus destructrice depuis longtemps alors que nous ne rendons pas de postes : et l’on sait qu’il y aura encore à l’avenir une dizaine de fermeture d’écoles. De quoi dessiner une carte du Lot avec des zones blanches, loin des villes, où plus personne ne s’installera, d’autant que les transports scolaires deviendront payant.

Nous réaffirmons ici que le protocole sur l’école rurale est fait pour supprimer les écoles de proximité dans un but purement comptable. Les tableaux chiffrés E/C et P/E ne montrent pas le paysage quotidien qu’offrent les écoles de campagne : un climat scolaire apaisé, une relation de proximité aux familles, un lieu fédérateur pour vivre ensemble, une pédagogie qui fait ses preuves.

Ce travail de restructuration ne date pas d’hier, au niveau national plus de 6000 écoles de 1 à 3 classes ont disparu ces 10 dernières années. La décision était déjà prise depuis longtemps et le Lot semblait tout simplement en retard au regard de cette mise en place présentée comme étant inexorable, mais non souhaitée par les élus. Ceux-ci sont démunis face à ces attaques, sommés de se restructurer contraints et forcés, ce qui amène à s’opposer les uns aux autres. Il y aurait deux clans, ceux qui acceptent et ceux qui refusent, et l’on stigmatise ces derniers : à cause d’eux, on doit fermer encore chez les « bons élèves ». Dans ce cadre apparaissent de plus en plus des marchandages inadmissibles : nous ouvrirons ici si nous fermons là ! Que l’on ne nous dise pas que les élus, les territoires, ne se retrouvent pas de fait opposés, en concurrence…

Nous pensons également à tous les emplois municipaux qui vont être supprimés, toutes ces personnes qui ont œuvré pour l’accueil des enfants et qui seront laissées pour compte : ce n’est pas rien dans un département comme le Lot où il y a peu d’emploi.

Nous voulons aussi revenir sur le côté soit disant qualitatif de cette carte scolaire : pour pouvoir placer des postes accueil des tout petits et plus de maître que de classes on supprime des écoles. Nous répétons que même si nous sommes attachés à ces dispositifs, il n’est pas acceptable de les galvauder. D’autre part on implante ces postes sans tenir compte de l’avis des équipes pédagogiques. Et là où l’on pourra afficher des dispositifs c’est finalement souvent au détriment de postes classes. Est-ce que 3 postes d’accueil des tout petits permettront d’avoir un meilleur accueil des moins de 3 ans que si on laisse des postes classes en maternelle ?

Pour conclure la FSU tient à rappeler une évidence forte : fermer une école pour soi disant consolider une école voisine est un leurre. Que tout le monde comprenne bien, après les premières restructurations, on continuera malgré tout de restructurer et les zones blanches d’écoles s’agrandiront toujours plus dans le département du Lot.

 

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