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22 mars 2018

Carte scolaire, la vérité des prix

Le SNUipp-FSU, après une enquête auprès de 97 départements, dévoile la réalité des chiffres de la carte scolaire 2018

Voici les éléments chiffrés réels de la carte scolaire 2018, au terme de l’enquête que le SNUIpp-FSU a réalisée auprès de 97 départements. Les premières instances d’attribution des moyens se sont tenues et la dotation totale de 3 880 postes est insuffisante pour assurer le dédoublement des CE1 de REP+ et des CP de REP qui à lui seul "consomme" 5 442 postes*.

Conséquence de cette dotation insuffisante : la facture est lourde pour les "Plus de maîtres" dont près de 1 200 postes disparaissent sur les 3 000 existant encore à la rentrée 2017 alors même que ce dispositif plébiscité par la profession et aux résultats prometteurs n’a pas été évalué. Une facture lourde également pour la maternelle avec un solde négatif de près de 850 classes, paradoxal à quelques jours des assises, tout comme pour le rural avec un solde négatif de 808 classes. SI le remplacement est abondé de 334 postes et l’enseignement spécialisé de 224, cela ne représente qu’une goutte d’eau au regard des ponctions opérées les années passées et des besoins actuels.

La carte interactive des fermetures dans le RURAL

Redéploiement de moyens

Cette dotation insuffisante qui a conduit à des redéploiements de moyens a été à l’origine de nombreuses mobilisations dans tout le pays rassemblant enseignants, parents et élus.

Outre ces chiffres qui démontrent l’insuffisance de postes, il y a aussi ce que ce que cette préparation de rentrée raconte. Affirmer donner la priorité au primaire ne peut pas être qu’un slogan : cela doit se traduire concrètement. La baisse démographique aurait pu permettre ici ou là des allègements d’effectifs, alors que plus de 100 000 classes dépassent 25 élèves (RERS 2017), la taille des classes va encore augmenter en dehors des CP et CE1 en éducation prioritaire.

Comment parler de l’importance du langage en augmentant la taille des classes en maternelle ? Comment justifier que les effectifs allégés sont facteur de réussite sans que cela concerne tous les élèves ? Comment justifier l’attention aux conditions d’apprentissage quand en milieu rural on trouvera à la rentrée des cours multiples à 3 voire 4 niveaux à plus de 20 élèves ? Ce sont toutes ces interrogations qui prédominent. Car s’arc-bouter sur une bataille de chiffres ne doit pas cacher certaines réalités. Donner plus à ceux qui ont moins est juste à condition de ne pas dégrader la situation de tous les autres. Améliorer l’école a un coût, certes économique mais dépend également du projet que l’on porte pour l’école. Au SNUipp-FSU nous voulons une école qui s’attaque aux inégalités scolaires, qui fasse sienne l’idée que tous les élèves sont capables de réussir et leur en donne les moyens.

L’école primaire française largement sous-investie doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour une meilleure formation des enseignants, des effectifs abaissés, des enseignants spécialisés, des remplaçants, un accompagnement pour réussir l’inclusion, des dispositifs moins de 3 ans, des maîtres en plus pour travailler différemment… La priorité au primaire ne peut en effet se payer de mots.

Le dossier de presse complet

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Le tableau département par département

Le détail de la carte scolaire département par département ici. Les deux premières colonnes correspondent aux écoles en éducation prioritaire et hors éducation prioritaire.

D’autres liens :

Carte scolaire rurale : LA DESINTOX

Tribune SNUipp sur POLITIS

* Les chiffres de la Guadeloupe et de Mayotte, non disponibles actuellement, ne sont pas comptabilisés dans ce total.

 

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