www.snuipp.fr

SNUipp 46 : syndicat des enseignants du premier degré du Lot

Navigation

Vous êtes actuellement : Actu 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
8 janvier 2019

4 pages : Evaluer ? Aux enseignants de décider !

Cette publication fait le point sur les évaluations nationales à l’aune du bilan de la première série passée en septembre. Son ambition est de permettre aux équipes de débattre sur ce sujet sensible.

Cliquez sur l’image pour voir le document :

PDF - 1 Mo
4 pages Evaluer

La généralisation des évaluations au CP et au CE1 à la rentrée 2018 marque le retour d’évaluations nationales standardisées, outils du pilotage par les résultats voulu par Jean-Michel Blanquer.

Elles s’inscrivent dans la logique des circulaires sur le français et les mathématiques parues au printemps. Après une première passation en septembre pour les CP et CE1, une seconde phase en CP se déroulera du 21 janvier au 1er février.

Bien qu’ayant le plus souvent fait passer les évaluations de septembre, nombreux sont les enseignants qui les ont mises à leur main, et ont parfois aidé les élèves pour éviter un sentiment d’échec. Ils remettent en cause la pertinence et l’utilité de ces évaluations : chronophages, inadaptées aux élèves, sources de stress, non adaptables à ceux à besoin éducatif particulier, transformant les enseignants en secrétaires.

De surcroit, l’annonce prématurée des résultats par le ministre n’a fait que prouver qu’il ne s’agit pas d’aider les élèves et leurs enseignants mais bien de servir une politique. Piloter l’école par l’évaluation, d’autres pays l’ont essayé. Résultats : bachotage, négligence de certaines disciplines au profit de celles dites fondamentales, caractère anxiogène.

L’obsession des performances et des résultats comparés tant au niveau national qu’international, produit des savoirs étriqués, ignore la contextualisation des processus d’apprentissage et appauvrit le débat démocratique sur les politiques éducatives. De plus, les résultats des évaluations serviront d’alibis pour modifier les programmes de maternelle, et permettront d’adopter le salaire au mérite ou de mettre en concurrence les écoles.

Les enseignants doivent garder la main sur leur métier, être formés, et disposer de leur liberté pédagogique pour engager les élèves dans la construction de leurs apprentissages, dans une véritable logique de démocratisation de l’école.

 

Répondre à cet article

 

12 visiteurs en ce moment

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp 46 : syndicat des enseignants du premier degré du Lot, tous droits réservés.