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12 février 2019

Déclaration CDEN du 12 février 2019

En premier lieu avant de parler du fond, la FSU déplore ces instances sur la forme. L’envoi tardif des effectifs, le manque de temps entre CTSD et CDEN sont des points qui empêchent un travail correct et un respect des partenaires de l’Ecole.

Le Lot a dû rendre de nombreux postes ces dernières années, et fermer de nombreuses écoles : rentrée 2018 : 12 retraits d’emplois pour 200 élèves de moins rentrée 2016 : 6 retraits d’emplois pour 120 élèves de moins Pour le ministère, une même logique déroulée depuis trop longtemps : il faut rendre des postes, restructurer les RPI en économisant des postes, les concentrer sur un pôle, abandonner des missions sur la difficulté et sur la grande difficulté scolaire, limiter le remplacement aux besoins lors d’arrêt maladie...

La tenue des Etats généraux de l’école rurale avait fait consensus, un rassemblement des acteurs de terrains, des citoyens, des élus de tout niveau (maires, députés, élus de région, AMRF, AMF…) à la suite des mobilisations réussies des collectifs CCSEV et la Petite Ecole est une chance. Pourtant en réponse toujours la même surdité aux demandes des citoyens : un service public d’éducation en diminution constante !

Et soudain, dans tout le pays, les citoyens français en ont eu assez de demander poliment aux dirigeants élus de faire enfin quelque chose pour eux, ils se sont exprimés dans la rue et enfin ils ont existé. Du coup semble-t-il, les propositions de fermetures ne visent plus les mêmes cibles. La rectrice joue la carte de l’apaisement lors de la répartition des faibles moyens octroyés à l’académie pour la rentrée 2019. La révolte citoyenne fait assez peur pour que l’on souhaite calmer le jeu. Il résulte de ce choix d’apaisement des situations très disparates, parfois illogiques !

Nous n’allons pas nous féliciter de ses 5 fermetures : c’est bien d’un moratoire sur les moyens que veut notre département.

Les élèves du Lot ont besoin :
- de classes à multi niveaux qui ne dépassent pas les 20 élèves.
- de classes pouvant les accueillir dès leur 2 ans.
- de maîtres et maîtresses surnuméraires dans des secteurs ciblés, contrat de ville ou rural paupérisé.
- de réseau d’aide au complet, avec psychologue, maître à dominante relationnelle, et maître à dominante pédagogique, pour 1000 élèves, donc une dizaine de postes.
- d’accompagnants AVS AESH, dès lors qu’une notification est prononcée.
- de remplaçants pour que leurs maîtres et maîtresses puissent continuer à se former.
- d’enseignants travaillant sur la grande difficulté scolaire et/ou dans des structures médicalisées.

Un moratoire ou quelques postes en plus cela aurait permis d’ouvrir :
- à Sérignac, où il y aura 54 élèves sur 2 classes du CE1 au CM2.
- sur le RPI de Frayssinet Goujounac avec 57 élèves pour 2 classes.
- à Montcuq maternelle, 63 élèves de maternelle pour 2 enseignants, sans les TPS.
- à Salviac élémentaire , 56 élèves pour 2 classes du CE1 eu CM2.
- à Pradines Daniel Roques, 77 élèves pour 3, avec un CE2/CM1/CM2 toujours à plus de 25.
- à Beduer Faycelles, où les effectifs risquent encore d’être tendus.

Les postes dits « qualitatifs », ouverts avec force communication dans la presse locale, n’auront pas eu plus de chance, on s’aperçoit qu’ils avaient servi d’alibis pour fermer classes et écoles.

Cette carte scolaire est celle du statu quo, il ne se passe pas grand-chose, à croire que nous sommes en année d’élections, pardon en année de contestation. D’ailleurs en parlant de contestation, le gouvernement sera bientôt plus tranquille avec les lois dites anti casseurs : ou comment bloquer tout débat citoyen en nous bâillonnant !

Nous profitons de cette tribune pour évoquer la loi dite de « l’école de la confiance » .

Avec cette loi le ministre Blanquer signe la main mise autoritaire sur l’école. Pour la FSU, c’est une véritable loi de l’école de la défiance qui pourrait s’installer ainsi, apportant des modifications profondes, une plus grande verticalité, de nature à s’imposer et à en imposer à tous les personnels des écoles. Les points les plus inquiétants sont :
- une liberté d’expression sur la sellette (notamment sur les réseaux sociaux) malgré les protestations et l’engagement du ministre à réécrire la partie pouvant induire une mise au pas des enseignants.
- la création des établissements des savoirs fondamentaux par un amendement voté par les députés de LRM : ce n’est ni plus ni moins que la création de l’école du socle sans concertation aucune ! On ne peut pas modifier d’un trait de plume l’organisation territoriale de l’école du primaire et du secondaire avec toutes les répercussions que cela peut avoir. La FSU est fortement opposée depuis longtemps à la création de tels établissements.
- un cadeau à l’école privée avec l’instruction obligatoire à partir de 3 ans : cela implique le financement des écoles privées sous contrat par les communes qui se trouvera étendu aux élèves d’âge maternel. Une « manne » pour l’école privée car son financement risque de se faire en baissant le budget consacré aux écoles publiques. L’école maternelle publique, qui permet une mixité sociale, serait ainsi pénalisée.

 

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