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30 septembre 2019

Décès de Christine Renon, directrice à Pantin : Un drame et des questions

Le 21 septembre dernier, Christine Renon, directrice d’école à Pantin (93) a mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Le SNUipp-FSU exprime sa peine et apporte tout son soutien à sa famille et à ses proches qui vivent une terrible épreuve, ainsi qu’à tous les personnels touchés par ce drame.

Notre collègue a signé sa lettre « Une directrice épuisée. » Au-delà de la grande émotion qu’il suscite dans l’ensemble de la communauté éducative, son acte pose aussi des questions sur les conditions de travail des directeurs et directrices d’école.

Leurs tâches se sont alourdies et complexifiées, les éloignant de leur mission première, à savoir l’animation de l’équipe enseignante. Les emplois d’aide à la direction et au fonctionnement de l’école ont été supprimés. Des injonctions hiérarchiques, parfois contradictoires, sans lien immédiat avec le quotidien de l’école se multiplient, entrainant une perte de sens du métier. Le manque de formation et d’accompagnement est patent, notamment dans la gestion des situations de crise.

Le SNUipp-FSU n’a de cesse d’alerter sur les conditions d’exercice, le manque de moyens et l’insuffisante reconnaissance professionnelle accordée aux directeurs et directrices d’écoles.

Le ministère de l’Éducation nationale doit prendre toute la mesure de la situation de l’école, apporter des réponses urgentes pour un meilleur fonctionnement et garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail de l’ensemble de ses personnels.

Après Pantin : Que sait-on du mal-être enseignant ?

L’article du Café Péda :

La Lettre de Christine Renon

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Documents/docsjoints/renon.pdf

Mot du SNUipp FSU 46

Le SNUipp FSU 46 pense à la famille de Christine Renon, à ses collègues, à ses proches et tous les personnels touchés par ce drame. Comme l’ensemble des enseignants, la détresse exprimée par Christine Renon dans sa lettre nous émeut, alors que déjà pour certains directeurs, pour certains enseignants, l’épuisement se fait sentir.

La signature "Une directrice épuisée" révèle l’ampleur de la question des directeurs d’école, cette mission si protéiforme, si multiple qu’il faut remplir en plus du métier de maitre-sse dans sa classe. Cette mission pour laquelle le temps passé n’est jamais suffisant, tant se sont amoncelées les nouvelles procédures et actions à mettre en œuvre.

Pour toute la profession, les conditions d’exercice, le manque de moyens, l’insuffisante reconnaissance professionnelle concourent à ce qu’un malaise profond s’installe. A de nombreuses reprises, le SNUipp du Lot a alerté sur le moral et la lassitude des enseignants : l’institution nous renvoie que c’est notre morosité syndicale habituelle qui parle.

Le "pas de vague" reste d’actualité, même après les événements de l’an passé. Il est d’ailleurs symptomatique de notre institution, notre Ministre Blanquer n’a toujours pas pris la parole au sujet du suicide, aucune communication institutionnelle n’a été envoyé par les mails académiques.

Un peu partout en France, des collègues enseignants souhaitent porter un signe distinctif en mémoire de Christine le 3 octobre, jour de la marche blanche qu’organise l’intersyndicale du 93. Nous vous tiendrons informés.

Actions du SNUIpp 93, affiche en mémoire et marches

 

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