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7 avril 2005

Lu sur le web

Les aventures d’un Inspecteur d’Académie.

Histoire vraie arrivée dans un département de France.

article repris du site http://www.reviensjospin

PAROLES DE LECTEURS Article n°33.1 00:41 n 13/03/05 Editeur : GOG

C’est leur boulot, de visiter. Et là, en présence de « tout » le personnel, mais reçu par catégorie, la tactique employée par ce représentant départemental du ministre, est de dénigrer ouvertement les autres catégories de personnel. Même si nous sommes solidaires au départ, cette technique laisse toujours des traces, au moins celle d’être une fois encore l’objet d’un mépris hautain et condescendant.

Aux parents, le discours est celui de l’incapacité des enseignants, pas directement, mais par petites touches. Et pendant 2 heures, les petites touches sont nombreuses.

Aux personnes de la vie Scolaire, c’est un discours très voisin, à savoir celui de l’incapacité des enseignants et des chefs d’établissements

Aux élèves, on suscite des « plaintes » et des propos peu amènes contre les enseignants. Toujours très facile de faire dire ce qu’on veut à de jeunes élèves.

Aux enseignants, c’est l’incapacité de la direction qui est mise en avant, comme source de toutes les difficultés.

Les suppressions de postes de surveillants et de personnes ressources ne fera l’objet d’aucun commentaire, c’est bien sur hors de propos pour les démolisseurs. Après, quand ce représentant de l’Etat retourne dans sa tanière, tous nous voyons en marche cet acharnement dans la démolition. Je dis bien tous, parents, et personnels de l’établissement scolaire. Diviser, séparer, dénigrer.

Dernier point, celui des mensonges de ce personnage, mensonges peut-être inhérents à la fonction, certainement. Il faut un certain état d’esprit très particulier pour oser affirmer une chose (« ..non, je vous assure, il n’y a pas la moindre suppression de poste dans l’enseignement adapté au niveau de votre collège.. ») devant les représentants des parents et des personnels, pour ensuite faire exactement l’inverse, c’est-à-dire supprimer le poste en question, un mois après. La technique de l’un des plus magouilleurs homme politique se retrouve partout, les promesses que l’on fait varier selon des angles allant de 90 au minimum à 180 degrés.

Dans toute la France, dans l’indifférence générale, ce genre d’actes stupéfiants se déroule partout, en tous lieux.

La consigne est simple. Après avoir supprimé 30 000 postes d’emplois jeunes, après avoir cassé financièrement les reins des grévistes en 2003 (avec l’histoire des retenues sur salaires pour les jours fériés entre les jours de grèves, j’en connais certains qui continuent encore à payer cette grève) - pour le plus grand plaisir des démolisseurs, voilà que maintenant ils procèdent par petite touches, profitant d’un engourdissement réel parmi nous, estimant que tout est possible et de toute façon, les grèves et manifs ne changent rien, profitant aussi de l’atonie des partis politiques d’opposition, qui se retrouvent bizarrement sur les mêmes positions que le gouvernement pour le traité de machin européen.

Dans les écoles maternelles, primaires, dans les collèges, les lycées, sans parler des universités, la « mode » est au serrage de ceinture, et de plusieurs crans.

Les services publics sont l’essence même de notre démocratie. Et je n’aborde même pas les autres aspects des régressions Fillon, qui consistent à « sortir » du collège les enfants en difficultés pour leur imposer des « formations » en alternance, comme il y a environ 25 ans, dès l’âge de 14 ans. Ce n’est pas dit comme ça, je vous l’accorde, la langue feutrée des rapports et autres projets de loi est beaucoup plus « douce » au premier abord. Mais la réalité s’imposera bientôt. Je me souviens d’un slogan « publicitaire » vantant l’arrivée des « années 80 » . Excellent, il peut resservir, mais c’est 1880 qu’il faudra écrire en entier.

Vous voulez de l’Europe, alors lisez soigneusement les articles sur le travail, c’est très représentatif de ce qui nous attend. En résumé, nous devrons tous nous adapter à l’économie. Je ne vous demande pas de me croire, mais lisez ce traité de machin. Et ensuite, demandez-vous comment des personnes peuvent accepter de n’être que des variables d’ajustement pour les économies (c’est par ce nom que l’on désigne l’enrichissement des riches) ? Tout simplement en diminuant pour un grand nombre la possibilité d’une formation de citoyen, ce que l’école apporte pourtant, avec de plus en plus de difficultés.

Pour accepter un job, un petit boulot, il faut commencer jeune, le plus jeune possible, voilà une des revendications du medef une fois de plus prise en compte. Et quand le job se termine, la personne se retrouve en rade, car n’ayant été formée que pour un geste ou une tâche précise.

Pour revenir à cet Inspecteur d’Académie, voilà l’objet de sa mission : économiser, c’est-à-dire diminuer, trancher, supprimer, quitte à promettre l’inverse.

Peut-être devra t’on en revenir à des actions percutantes, puisque la représentation politique ne cesse de se préoccuper d’échéances lointaines (2007) au nom desquelles il faut adopter une échéance proche (fin mai 2005).

Et en attendant, on fait quoi ? Qu’est-ce qu’il y a à la télé, ce soir ? Ah oui, heureusement qu’il y a le suspense de l’attribution des JO de je ne sais même pas quelle année. Alors qu’un récent rapport montre que le sport est l’une des entreprises de blanchiment d’argent parmi les plus importante dans le monde...

Allez, vive le sport, vive l’économie, vive les JO à Paris, vive la télé et vive le sport à la télé.


@ Gog

 

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