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18 mars 2005

Cdfn FSU du 15 et 16 mars 2005

Cdfn : conseil délibératif fédéral national

TEXTE ACTION

La journée du 10 mars a marqué une étape importante d’une mobilisation croissante qui, dans l’éducation, la recherche, les services publics, le privé rejette la politique gouvernementale et exige d’autres orientations. Dans l’éducation en particulier tout montre la persistance d’un mouvement puissant parmi les personnels tout comme les jeunes et les parents. Dans la recherche la journée du 9 mars a également montré la force de la mobilisation. Face à ce mouvement le gouvernement, tout en confirmant sa détermination sur les « réformes », vient de donner pour la première fois quelques signes d’ouverture. Ils restent cependant ambigus et limités. Il vient d’annoncer l’ouverture de négociations le 22 mars dans la Fonction publique : le gouvernement cependant, qui n’a pas dit clairement son intention de répondre aux revendications formulées sur les salaires et le pouvoir d’achat, n’a pas renoncé à ses projets de réduction de l’emploi public ou de remise en cause des statuts. Dans le privé le MEDEF continue de combattre toute augmentation des salaires. Le gouvernement par ailleurs entend aller jusqu’au bout du vote de la loi Fillon et de celles concernant la remise en cause des 35 heures. Aucune concession n’est faite sur les transferts de missions et de personnels aux collectivités territoriales et l’alourdissement du temps de travail par la suppression d’un jour férié n’est pas remis en cause. Dans ce contexte le CDFN confirme la volonté de la FSU pour poursuivre les actions engagées en recherchant le cadre le plus unitaire possible en veillant à mobiliser massivement. Dans la fonction publique la FSU exige une prise en compte immédiate de ses revendications en matière de rattrapage du pouvoir d’achat depuis 2000 des actifs (environ 6%) et des retraités, sans contrepartie. Elle revendique également l’ouverture de négociations sur les bas salaires, la grille des rémunérations, la formation continue, la résorption de la précarité. Elle condamne les projets de remise en cause d’une fonction publique de carrière et de développement dans la fonction publique d’une logique managériale, notamment à travers le projet Dutreil. Elle continue à s’opposer aux transferts de missions et de personnels. Elle préparera la négociation du 22 mars de façon unitaire avec les autres fédérations et leur proposera d’organiser ensemble la poursuite de l’action, sans exclure la grève en cas de réponse insatisfaisante du gouvernement. Elle propose de développer au plan local les collectifs de défense des services publics. Le CDFN soutient l’appel à la grève le 24 mars organisée dans les missions locales et les PAIO sur les salaires (snutefi-secteur insertion jeunes/CGT/CFDT). La défense du pouvoir d’achat et des emplois, le refus de la remise en cause des 35 H concernent autant le secteur public que le secteur privé. Persuadée que des avancées sur ces sujets ne sauraient être obtenues dans un seul secteur au détriment de l’autre, la FSU est demandeuse, au plan interprofessionnel, d’initiatives permettant de nouvelles mobilisations unitaires. Dans l’éducation et la recherche la FSU appelle les personnels à continuer d’agir et amplifier le mouvement :
  pour l’abandon de la loi Fillon et une autre politique éducative qui assure véritablement la réussite de tous
  pour l’abandon du projet de LOPRI
  pour un collectif budgétaire restituant les moyens supprimés à la rentrée 2005
  pour une programmation des moyens permettant de répondre à l’ensemble des besoins

Dans cette perspective elle les appelle à continuer d’intervenir, en convergence avec les jeunes et les parents, sous des formes diversifiées et notamment le 24 mars, jour prévu pour la réunion de la Commission Paritaire Mixte censée achever l’examen du projet de loi.

Elle confirme son accord avec une journée nationale de manifestations interrégionales le 2 avril réunissant personnels, parents et jeunes dont l’appel sera rendu public le 17 mars. Et appelle les personnels à tout faire pour assurer la réussite de cette journée, nouvelle étape de la mobilisation.

La politique à laquelle nous sommes confrontés nécessite d’être combattue à tous les niveaux notamment au plan européen, il importe d’y affirmer avec force notre volonté de défendre les services publics et les droits sociaux, de refuser la directive Bolkestein et de combattre une logique du « tout libéral ». C’est pourquoi le CDFN confirme l’appel à participer à la manifestation de Bruxelles le 19 mars sur les bases de l’appel adopté par le BDFN. Pour : 83 - contre : 15 - abs : 3 - rdv : 1

Le CDFN confirme l’appréciation qu’il a portée sur le projet de traité constitutionnel pour lequel il a exprimé son profond désaccord et sa condamnation. La FSU continuera à mener le débat avec les personnels et à informer publiquement de ses positions et ses arguments et elle participera aux mobilisations et initiatives qui vont dans le sens d’une autre Europe, démocratique, sociale et plus juste.

Pour : 82 - contre : 10 - abs : 11 - Rdv : 5

 

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