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8 décembre 2003

Premiers débats lotois

Voilà 2 comptes rendus : DEBAT SUR L ECOLE - COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 5.12 A VARAIRE -

Débat organisé par le Préfet - 19 personnes présentes (dont 4 parents d’élèves)

M. Sachot (je ne suis pas sure de l’orthographe), représentant le préfet, sous-préfet de la circonscription de Cahors - Animateur : M. Vialettes André (ancien enseignant dans le Lot, président des DDEN.

Rapporteurs : Mme Herlich (responsable FCPE et DDEN) et M. Mangis (DDEN et maire d’Escamps, ancien principal de collège) -

Le maire de Varaire, le conseiller général du canton de Lalbenque (M. Lacam), G. Amigues (conseiller général du canton de Limogne, arrivé en retard vers 18 h 15) - Deux enseignantes du RPI Concots Varaire (Mme Briand et Marie), moi-même B. Baloche -

Les questions 3 et 10 devaient être abordées à Varaire.

Le représentant du préfet a fait une intro (rôle important de l’école, nous sommes tous concernés, bla bla...).

Je suis intervenue en introduction pour dénoncer l’organisation de ce débat (2 réunions en même temps, à la même heure pour le secteur de Limogne Cajarc, débat à boucler en 2 mois, non information des parents d’élèves...)

Le conseiller général du canton de Lalbenque, M. Lacam, a indiqué en préambule que le souci des élus locaux était de protéger les écoles dans les communes, refusant les regroupements d’école avec de longs trajets pour les enfants. Les nouveaux venus en campagne s’installent s’il y a une école.

Un ancien enseignant en collège (en retraite) dénonce le fait que les heures d’études dirigées en 6ème effectuées en heures suppl. soient supprimées faute de moyens budgétaires

Une maman d’élève souligne le fait que l’école doit garder des moyens importants, elle est issue d’un milieu très modeste et a pu faire des études jusqu’à bac + 6 grâce à l’école de la république.

H. Briand parle de le gettoïsation dans les villes, source d’inégalité importante.

G. Amigues dit que parler d’égalité de chances c’est un leurre : les enfants devraient être pris en charge intégralement par l’école et ne pas avoir de devoirs à faire à la maison où ils trouvent selon leur milieu des conditions très inégalitaires.

Mme Herlich souligne que le problème principal est à chercher dans les inégalités sociales.

Moi : je cite qq exemples d’inégalité encore criante (nbre de fils d’ouvriers pouvant entrer en fac ou dans les grandes écoles...), inégalités aussi dans les budgets dégagés par les communes selon leurs moyens et leur volonté politique (1 à 10 selon l’enquête du SNU IPP). J’insiste sur le fait que l’éducation doit rester une priorité gouvernementale et qu’elle doit rester en dehors des l’AGCS (qq mots d’explication sur cela). Je suis largement approuvée par plusieurs intervenants par la suite.

Un ancien prof de collège indique qu’à son avis c’est au niveau du collège que ca va mal : en 6ème et 5ème, cela va encore mais à partir de la 4ème, certains élèves ne veulent plus rien faire ou sont largués : il vaudrait mieux qu’ils quittent l’école (il m’a semblé que ce point était partagé par pas mal de gens présents).

Mme Herlich reprend sur le thème de la réussite à l’école (mise à mal par le sous-préfet) pour pointer du doigt que le problème principal c’est le chômage et qu’on sait très bien qu’on s’en sort mieux avec des diplômes que sans.

Mes commentaires :

J’ai quitté la réunion à 19 h car j’avais d’autres engagements. Seule la première question n° 3 avait été abordée.

A mon avis, vu le peu de parents d’élèves présents (ils sont quand même les premiers concernés avec les enseignants !), le débat est mal barré. Beaucoup d’élus étaient là d’une moyenne d’âge assez avancée. Par contre, je reste persuadé qu’il faut dire nos positions car si on est pas là pour les dire ... !

Débat sur l’école à Souillac : le 2 déc 2003

Le débat prévu à l’origine à 17 h n’a commencé qu’à 17h 30 et encore, de nombreuses personnes sont venus plutôt à 18h.

25 personnes présentes à 17h 30 ; après 18 h : on a dû arriver à 40 maxi avec uniquement 3 personnes hors éducation nationale

L’animatrice lance le débat en commençant par les stat qui sont dans le docu destiné au parent ou on montre que la France dépasse en max mais que les résultats ne suivent pas.

Un particpant intervient pour contester les chiffres.

Sans faire dans la polémique, je constate que dans le LOT, par exemple, pour le nombre d’élèves par classe, le graphique devrait être inversé.

L’animatrice, avec raison, revient rapidement sur la question 1

Après échange, il ressort que toutes les questions sont liées, qu’il est très difficile si on veut faire le tour d’une question de ne pas déboucher sur les autres questions. Quelles sont les valeurs républicaines à donner à l’école : la laïcité bien sur mais qu’entend-on pas laïcité, est-ce que la diversité ne fait pas aussi notre richesse. Quelles sont les limites à ne pas dépasser ?

Qui tire parti des extrémistes ? La question de voile a été soulevée et si tout le monde semble d’accord pour dire qu’il est inacceptable de faire de la religion à l’école, il est difficile de mettre des limites claires. Une participante parle de défense de notre société occidentale à l’origine judéo chrétienne.

Toujours dans les valeurs, à propos des diversités : la place de la culture régionaliste dans la république. Oui à la sensibilisation à ces cultures, non au bilinguisme ou au bain total où le français ne serait qu’une langue étrangère. D’ailleurs la mobilité des parents aidant, on peut voir apparaître le cas d’un enfant 1 an en bretagne s’essayant au breton, puis 1 an en occitanie tatant de l’occitan, et une 3ième année en pays basque pratiquant du basque.

Un peu plus tard, le débat rebondit sur les savoirs. Quel socle commun de connaissance. Là aussi, les questions semblent dirigées à tel point qu’une participante se dit surprise : elle a l’impression qu’on veut lui faire absolument dire quelque chose qu’elle n’approuve pas.

Je remets une couche sur la marchandisation : que voulons-nous former ? des citoyens qui comprennent et qui sont aptes à prendre en main leur destinée ou bien les futurs bons petits ouvriers ayant assez de connaissances pour se former à la manipulation des machines de plus en plus simple à manipuler d’ailleurs ?

Arrive enfin le sempiternel discours sur l’égalité frappé du bon sens : il y a des élèves qui s’ennuient. Pour cela l’apprentissage n’est-il pas la meilleure solution ? Opposition entre manuel et intellectuel. Et vive l’apprentissage à 13 ans, et même ne doit-on pas faire de l’anglais en classe à la place de l’occitan car l’anglais est utile lui ?

Si tout le monde est d’accord pour le socle commun, beaucoup de cacophonie pour le déterminer.

Le débat s’achève à 19h en prenant la décision de commencer plus tard la prochaine fois donc mardi prochain.

 

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