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8 mars 2010

J’ai mal à mon métier : un article du dernier fenêtre sur cours à lire absolument

J’ai mis ici quelques extraits que j’ai trouvé particulièrement parlant, cet article est subjectif, j’espère néanmoins qu’il vous amènera à lire le dernier Fenêtre sur cours que vous recevrez.

Il se passe quelque chose dans l’école sur l’exercice du métier. De petits faits, isolés, anodins, mais qui interrogent tout de même. Le "malaise enseignant" expression vague qui traduit imparfaitement les soucis qui minent notre quotidien.

Dur dur de bosser

Voici quelques extraits choisis du dossier du FsC n°338 :

La remarque d’une enseignante qui comme tant d’autres ne comptait pas ses heures auparavant : « On nous a obligés à compter le temps alors qu’avant on ne comptait pas. Comme il y a le tableau à remplir sur les 60 heures, on compte… C’est l’effet pervers ».

Claude Lelièvre, historien de l’éducation, explique que pour les enseignants "bien faire son métier c’est répondre à l’exigence de la réussite de tous." Mais cette responsabilité est "vécue de manière beaucoup plus forte qu’il y a quinze ans, vécue dans l’inquiétude, voire la culpabilité."

Les réformes Darcos sont largement mises en cause par les enseignants dans les motifs de mal-être. "On demande un plus grand professionnalisme, avec un surcroît de compétences, de qualité... or dans le même temps les modes de contrôle du travail se développent et ôtent aux professionnels leur autonomie."

Réformes :quelles conséquences pour les enseignants ? Depuis plus de 5 ans, pas une année sans changements, sans réforme. La loi Fillon de 2005 a mis en oeuvre le socle commun, créé les PPRE. Puis de Robien a cherché à imposer des modalités d’apprentissage de la lecture et enfoncé un coin dans les pratiques et la liberté pédagogique. Ce fut un prélude aux programmes de 2008, mis en oeuvre après une campagne stigmatisante pour l’école primaire et ses 15% d’élèves en échec en fin de cycle 3*. Ont suivi, sous Darcos, la réduction du temps de classe des élèves, les stages de remise à niveau pendant les vacances, l’aide personnalisée, la remise en cause des RASED. A l’école maternelle : quasi disparition des 2 ans et professionnalité des enseignants dénigrée. En cours avec Châtel, la réforme de la formation des enseignants. Toutes ces questions ont été prises en charge au niveau syndical pour lutter contre ce qui compromet la démocratisation de l’école, conteste le travail des enseignants pour la réussite des élèves ou encore supprime les moyens de l’école.

 

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