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30 novembre 2020

“Blanquergate” : après les révélations de Mediapart et Libération, Blanquer doit partir !

Des informations diffusées par Mediapart et Libération, relatives au financement et au fonctionnement du pseudo-syndicat « Avenir Lycéen », révèlent que le ministère, aidé par des hauts fonctionnaires des rectorats, a piloté et mis en scène la création d’une organisation lycéenne. Cette organisation a été généreusement “arrosée” d’argent public (95 000€ en deux ans) par le biais de subventions destinées à financer des projets liés à la “vie lycéenne”, donc d’intérêt public. Cet argent aura essentiellement été dépensé en matériel informatique, bouteilles de champagne, restaurants et chambres d’hôtel à 300 euros.

Des informations diffusées par Mediapart et Libération, relatives au financement et au fonctionnement du pseudo-syndicat « Avenir Lycéen », révèlent que le ministère, aidé par des hauts fonctionnaires des rectorats, a piloté et mis en scène la création d’une organisation lycéenne. Cette organisation a été généreusement “arrosée” d’argent public (95 000€ en deux ans) par le biais de subventions destinées à financer des projets liés à la “vie lycéenne”, donc d’intérêt public. Cet argent aura essentiellement été dépensé en matériel informatique, bouteilles de champagne, restaurants et chambres d’hôtel à 300 euros.

L’objectif était de court-circuiter les organisations lycéennes coupables d’être critiques vis à vis de la politique de M. Blanquer. Il s’agissait de feindre un pseudo dialogue social avec les lycéen.ne.s, en écartant les véritables interlocuteurs-trices.

Rappelons également que selon le quotidien Libération, le Rectorat de Créteil est directement mis en cause. Il est écrit qu’en décembre 2018, le Rectorat aurait imposé un communiqué aux élu-e-s du CAVL de l’académie de Créteil, alors que les lycéen.nes.s luttaient contre la mise en place de Parcoursup, des réformes des lycées et du baccalauréat par des blocus notamment.

Il s’agit des mêmes méthodes que les franges les plus autoritaires et antisyndicales du patronat qui créent leurs “syndicats maison” afin d’étouffer toute revendication. Dans le même mouvement, M. Blanquer n’a eu de cesse de tenter de briser le paritarisme qui organisait un dialogue intense entre représentants syndicaux et administration, garantissant une mobilisation et un contrôle des personnels sur des aspects essentiels de leur vie professionnelle.

Depuis trois années, les lycéen.n.e.s, les étudiant.e.s , les enseignant.e.s et les parents s’opposent à la politique éducative et aux réformes de M. Blanquer. Le ministre a été régulièrement mis en minorité au Conseil Supérieur de l’Education, comme sur la loi Blanquer par exemple, ou récemment mis en cause par une tribune publique de hauts fonctionnaires de l’éducation nationale, fait totalement inédit. Il est de plus en plus illégitime aux yeux d’un grand nombre d’acteurs de la communauté éducative. Le ministre n’en a cure et passe en force. A chaque fois.

A cela viennent s’ajouter les errements et l’incompétence dans la gestion de la situation sanitaire, où le ministère a multiplié les effets d’annonces médiatiques alors que sur le terrain régnaient l’impréparation, l’absence d’anticipation et la confusion, mettant en danger élèves, familles et personnels.

Plutôt que de s’expliquer, le ministre nie toute « affaire », s’enferre dans son scandale et perd pied. Il s’est récemment réfugié, lundi 23 novembre 2020, dans des mises en cause tous azimuts en direct sur BFM contre « des médias, en l’occurrence tout un secteur de l’ultra-gauche » (comprendre Médiapart et Libération !) ainsi que contre de véritables organisations syndicales « totalement liées à des partis d’extrême-gauche » (à une question posée à propos de l’UNL, du MNL et du SNES-FSU, syndicat largement majoritaire des personnels du second degré). Tout cela vient quelques semaines après avoir dénoncé « les ravages de l’islamo-gauchisme » dans les milieux de recherche et s’être ainsi attiré les foudres de la très mesurée Conférence des Présidents d’Universités...

 

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