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7 juin 2021

Hiérarchie dans les écoles : c’est toujours non !

Lors de la présentation du Grenelle de l’éducation, le Ministre a plusieurs fois fait référence à la proposition de loi Rilhac « créant la fonction de directrice ou de directeur d’école ». Si le Ministre ne manque pas de rappeler régulièrement son attachement à un statut des directeurs et directrices d’école. pour le SNUipp-FSU, qui s’exprime avec trois autres organisations syndicales, l’urgence est à une réelle amélioration des conditions de travail, à un renforcement du lien entre toutes et tous et non à une division.

Le statu quo n’est plus tenable et il y a urgence à agir pour la direction et le fonctionnement de l’école, les évolutions portées par le texte sur le rôle du directeur et de la directrice dénaturent profondément le modèle de l’École de la République qui a largement fait ses preuves. Un constat pourtant simple

Aujourd’hui les directeurs et directrices subissent un nombre croissant de sollicitations, qui dépassent souvent le cadre de leurs missions et qui dégradent leurs conditions de travail. . Leur quotité de décharge est encore très insuffisante et les emplois d’aide administrative ont été supprimés en 2017. Aucune des mesures prévues n’ont vu le jour. La loi risque d’accentuer ce surcroît de travail tout en isolant le directeur et la directrice de son équipe.

Pourtant dans une enquête du ministère de l’automne 2019, 65 % des directrices et directeurs d’école ont réaffirmé les urgences :

● ils et elles estiment leur autorité reconnue par « les IEN (82 %), les élus municipaux (82 %) et les enseignants (81%) » et ne souhaitent pas un statut (91%)

● ils et elles réaffirment avoir besoin de moyens et de temps pour assurer ce qu’ils considèrent comme le cœur de leur fonction : « le suivi collectif des élèves et des projets pédagogiques, le travail en équipe, le pilotage de l’équipe. »

● la première piste d’amélioration exprimée spontanément est d’ « avoir une aide humaine / un poste de secrétariat pérenne ». Et des réponses inadaptées

La crise sanitaire a mis en lumière cette surcharge de travail. Et si l’école fait front depuis plus d’un an, c’est grâce à son fonctionnement collectif, qui implique l’ensemble des membres de l’équipe pédagogique, et au soutien des collectivités.

Ce fonctionnement collectif, sous l’autorité de l’inspecteur ou l’inspectrice de l’Education nationale est percuté par le texte voté au Sénat dans lequel a été retirée la mention adoptée par l’assemblée nationale disant que « le directeur n’exerce aucune autorité hiérarchique ». Or, même « fonctionnelle », l’autorité n’a rien d’anodin et reviendrait à placer explicitement le-la directeur-trice dans la chaîne hiérarchique comme décisionnaire. Avec la « délégation de compétences de l’autorité académique » et son rôle « d’encadrement du système éducatif », le-la directeur-trice pourrait alors être comptable d’objectifs à rendre au DASEN.

Ces évolutions vont à contre-courant des besoins du service public d’éducation. Au printemps 2019, la communauté éducative s’était fortement mobilisée contre une telle transformation du fonctionnement de l’école.

C’est pour le cela que le SNUipp-FSU et 3 autres organisations syndicales demandent l’abandon de toute instauration d’une hiérarchie dans les écoles tout en réclamant des moyens pour assurer son fonctionnement.

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